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LA LATHREE CLANDESTINE, UNE CURIOSITE DE LA MARCAISSONNE !

Les berges de la Marcaissone abritaient une curiosité botanique qui elle aussi se montre discrète durant de longues périodes : la Lathrée clandestine !

19.03.2018 | Pierre Jouffret

 

Observez les berges escarpées et si vous voyez de belles taches bleu roi ou violettes, vous avez gagné : les lathrées sont là … à ne pas les confondre, bien sûr, avec des simples violettes !

Une plante parasite

Cette curieuse plante de la famille des Orobanches, diffère du commun des végétaux par l’absence de couleur verte ; elle peut se passer de chlorophylle car elle vit en parasite, fixée aux racines de nombreux arbres ou arbustes : aulnes, peupliers, saules...Cela veut dire qu’elle vit aux dépens de l’arbre auprès duquel elle pousse.

Elle plonge dans les racines de ce dernier des "suçoirs" proches de ceux du gui, qui vont constituer de petites canules, par lesquelles la sève va passer de la plante hôte au parasite et le nourrir, un peu comme une transfusion...

Pourquoi « Clandestine » ?

la Lathrée vit cachée tout au long de l’année sauf quelques semaines pendant sa floraison de mars à mai. Lorsqu’elle a fleuri puis formé des graines, la Clandestine n’a plus rien à faire à la surface de la terre : elle disparait jusqu’au printemps suivant. Et, c’est bien sûr pour cela qu’elle porte ce nom de « Lathrée » qui vient de lathraïos signifiant caché en grec. L’été venu, rien ne permet de dire avec certitude que des Clandestines poussent au bord de tel ou tel ruisseau…mais vous saurez désormais qu’elles vivent là à deux pas de chez vous !

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Auteur de l’article :

Pierre Jouffret